Lignée espagnole

Un des registres de chevaux Arabes les plus anciens dans le monde est le registre espagnol. Leur stud book remonte à 1847 et le premier Arabe enregistré était un poulain baie appelé d Abayoul DB. Les militaires espagnols (bureau de guerre) étaient responsable de l’élevage chevalin depuis des décennies et le haras de la Yeguada Militar a été créé pour améliorer les races de chevaux locaux. Naturellement, les Arabes étaient un choix évident pour améliorer ces chevaux, et à cette fin, des chevaux arabes ont été importés du désert, de France et de Pologne. Puis en 1908 la décision a été prise de créer un programme d’élevage de chevaux arabes. L Espagne devait récolter de nombreux lauriers de cette action. Néanmoins, plusieurs épisodes affligeants ont douloureusement affectés le développement du programme. Prenez par exemple l importation d Ursus (DB X Gagar par Dahman Amir) du haras du comte Branicki, de Pologne en 1912. Cet étalon baie brun foncé a été acheté par le Yeguada Militar pour la somme de 60.000 pesetas - une fortune à l’époque! Suite à cet achat, pendant une séance du Parlement, un membre socialiste a demandé au ministre de la guerre pourquoi un prix si élevé était payé pour un cheval? Le ministre a énoncé qu il n avait aucune connaissance de l achat. Face au tumulte massif créé par l opposition au-sujet de ce rapport, le ministre démissionne, ce qui entraîne la chute du gouvernement espagnol!

Le meurtre tragique du duc de Veragua pendant la guerre civile (1936 - 1939) était une perte incommensurable pour les éleveurs espagnols. Reconnu comme étant une des plus grandes autorités du monde sur le cheval Arabe, le duc de Veragua était également le dernier descendant mâle – en ligne directe de Christopher Columbus. Le haras de Valjuanete Stud du duc a été acquis par Domecq, qui a conservé l étalon Sirio 111 (Ursus X Siria) et une poignée de juments. Trois juments ont été achetées à la Yeguada Militar. L étalon gris Razada (Shahzada X Ranya) a été acheté au haras H.M.V Clark’s Courthouse Arabian Stud en Angleterre. Puis, le père de Razada, Shahzada ( Mootrub X Ruth Kesia) a été exporté en l Australie, où ses descendants sont encore recherchés par les cavaliers d’endurance aujourd hui. Le duc a également importé cinq filles de Skowronek du haras de Madame Wentworth, en Angleterre, avec les juments Insilla ( Naseem X Nisreen), lAmusheh ( Rasim X Arusa), et Ranya 1 (Nasik X Riyala). Tristement, plusieurs de ces splendides chevaux périrent durant la guerre civile, les troupes nationalistes ont sauvé le reste du troupeau et les ont déplacées au Yeguada Militar à Cordoue. Beaucoup ont été, par la suite, achetés par les héritiers du duc. Un des étalons était le célèbre Nana Sahib (Razada X Jalila). Son compagnon d’écurie s est avéré être Barquillo et pour une raison obscure, ces deux étalons se sont détestés. Par la suite ils se sont échappés de leurs écuries et se sont affrontés dans un combat mortel. Il était impossible de les séparer et la conséquence tragique fut la mort de Nana Sahib due à deux jambes avant cassées.

Au début du siècle la Yeguada Militar a croisé les chevaux importés du désert avec les chevaux de Pologne et une des juments qui sont nées de ces croisement réussie de courant de sang était la grise Divina, née en 1918. Elle était le troisième poulain de la jument baie Navin (Mustafa db 1898 x Fatima DB 1903).

Le père de Divina était le bel étalon gris WAN Dick (Vasco Da Gama X hela), élevé par la famille de Branicki en Pologne , où il a été enregistré Van Dyck. Wan Dick fut importé en Espagne par la Yeguada Militar en 1908 et y mourut en 1925. Sa lignée paternel remonte à Wernet , un étalon gris vendu par le marchand Glioccho au Général russe Naruszkin. En 1836 Wernet fut acquis par le comte Wladyslaw Branicki pour Bialocerkiew.
Divina était la mère des poulains ou pouliches qui suivent:

ILUSTRE , un étalon né en 1923, gris par Seanderich

JABA, une jument née en 1924, grise par Eco - exporté à Cuba en 1929

LABERINTO, un étalon né en 1925, baie par Eco

MARAVEDI, un étalon né en 1926, gris par Eco

OBLONGA, une jument née en 1928 baie par Eco

RABINA, une jument née en 1930 alezane par Bagdad

L influence de Divina sur les lignées espagnoles est principalement due à son fils ILUSTRE et à sa fille RABINA. Ilustre a engendré en 1941 le bel étalon gris Congo (par Triana). Congo a également engendré beaucoup de chevaux influents, y compris l étalon gris Tabal né en 1952 (par Hilandera) et l étalon alezan né en1958 Zancudo (par Yaima), qui fut un père prolifique. Deux des fils bien connus de Zancudo étaient les propres frères Galero (par Zalema) né en 1965 et Jaguay né en 1968. Jacio, par Tabal, un étalon gris né en 1968 par la belle jument Teorica fut indiscutablement un des plus grands pères de l’élevage espagnol.

Rabina, la fille de Divina a eu trois poulains et son premier était Barquillo, un étalon gris né en 1938 par Eco (Seanderich X Varsovia). Barquillo était le père de l étalon Orive (par Galatife) et le grand-père de l étalon gris Garbo né en 1965 (Orive/Baldosa). Barquillo a également engendré quelques juments particulièrement belles que sont Teorica (de Galatife), Ociosa (d Imelina) et sa propre sœur Uyaima, la mère de la célèbre jument ESTOPA. Le père de Barquillo, Eco (par Varsovia) était un cheval gris né en 1919 qui a été engendré par Seanderich, un étalon gris né en 1902 et importé par la Yeguada Militar en 1908 de Bagdad. Seanderich a été envoyé dans un dépôt d étalon où il est resté pendant plusieurs d années avant de retrouver la Yeguada Militar, après que son fils Eco y est fait ses preuves.

Mais le monde se réjouit du legs que Divina et ses descendants nous ont légué, car ces chevaux ont la marque espagnole et l’élevage espagnol est universellement reconnu. Certains ont même atteint le statut légendaire. Cataloguer tous ces chevaux prendrait extrêmement de temps. La liste ci-dessous est une petite présentation de cette lignée que n importe quel admirateur se doit de reconnaître immédiatement.

ESPERADA (Tabal X Berlanga)
ESTOPA (Tabal X Uyaima)
EL SHAKLAN (EL Masri X Estopa)
ESTASHAN (Malik X Estasha)
EL SHAKLAN ( EL Shaklan X Sascha)
SIDI BRAHIM (Jacio X Dalia IV)
FIGUROSO (Tabal X Bahia 11)
GG SAMIR (Jacio X Alhaja)
UN MALIK (Galero X Ispahan)
GHADAMES (Jacio X Lopaz)
MAKOR (Galero X Chavali)

Lignée égyptienne

Les véritables origines du cheval arabe demeurent obscures. On sait seulement que c est une race élevée par les Bédouins depuis très longtemps. Mais la tradition orale s est emparée du "Buveur de vent" et lui a forgé un stud-book mythique aux couleurs de l Islam.
Au XIXème siècle, apparaît sous la plume de l émir Abd El-Kader un récit où la création du cheval arabe est associée à celle du monde. Il la rapporte en ces termes à son ami Daumas : " Sache donc, que parmi nous, il est notoire que Dieu créa le cheval du vent, comme il créa Adam de la glaise […] Allah condensa le vent du sud, et de la matière que lui présentait l archange Gabriel, Il fit un animal bai foncé, disant ceci : " Je t appelle Cheval, ton nom sera Arabe et je te donne la couleur brune de la fourmi […] Tu seras le seigneur des autres animaux. Les hommes te suivront partout où tu iras ; tu seras aussi valeureux dans l attaque que dans la retraite ; tu voleras sans avoir d ailes, les riches te chevaucheront et la fortune leur sourira grâce à toi. " Ensuite, il mit sur le cheval la marque de la gloire et du bonheur, une tache blanche au milieu du front ".
Des versions plus anciennes s appuient sur les temps bibliques. Pour certains, ce cheval remonterait aux lendemains du Déluge. En effet, l arrière-petit-fils de Noé, Bax, aurait capturé dans le désert du Yémen la première jument jamais domestiquée : Baz. Celle-ci aurait été fécondée par l étalon Hoshaba. A la fin du VIIIème siècle, par exemple, l historien arabe El Kelbi rapporte en détail les pedigrees des lignées qui seraient issues de son poulain. Les différentes tribus bédouines les auraient préservées en maintenant les divers types qui existent encore dans la morphologie du cheval arabe.
D autres attribuent la domestication du cheval du désert à Ismaël. Ce fils D Abraham et de sa servante Agar est considéré comme l ancêtre des Arabes (comme son demi-frère, né d Abraham et sa femme, Sarah, est celui des Juifs). Chassé avec sa mère dans le désert, il y aurait trouvé des chevaux sauvages qu il aurait été le premier à chevaucher. Certains racontent qu Allah lui aurait offert un troupeau de cent chevaux. Pour évaluer leur résistance, il les aurait privé d eau pendant huit jours, puis les aurait lâché au bord de la mer. Tous se seraient précipité pour boire, sauf la jument Ajuz. Tandis qu elle aurait attendu sur la plage, un étalon sorti de la mer, nommé Hoshaba comme dans la légende précédente, l aurait saillie et leur produit aurait été le fondateur de la lignée Kehilan Ajuz.
Ce test singulier est plus souvent attribué au prophète Mahomet, grand amateur de chevaux arabes. Après les avoir assoiffées, il aurait amené ses bêtes au bord de la mer et les aurait aussitôt rappelées. Les cinq juments qui auraient fait demi-tour seraient les fondatrices du Khamsa. Mahomet leur aurait appliqué une marque à l encolure : une spirale de poils, appelée "pouce du Prophète", qui distinguerait encore les chevaux exceptionnels.


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Lignée polonaise

www.elevage-oaida.ch pour la lignée polonaise

L histoire du cheval Arabe en Pologne est étroitement liée aux nombreuses guerres qui se sont succédées. Manquant de frontières, la Pologne était sujette à des invasions fréquentes par les armées étrangères, et par des guerriers montés sur des chevaux de lignées orientales : rapides, endurants, et vaillants. La noblesse polonaise responsable de la sauvegarde de la nation a capturé plusieurs de ces chevaux comme primes de guerre afin d’accroître la taille de sa cavalerie. lorsque la trêve a été convenue avec les Turcs en 1699, l approvisionnement immédiat en Arabes a été interrompu, c’est pourquoi des expéditions dans le désert ont été décidées périodiquement pour obtenir un nouveau sang arabe et renouveler les chevaux de reproduction.
Les purs sang Arabes étaient aussi utiles en temps de paix qu ils l’étaient pendant les périodes de conflits, pour améliorer les chevaux qui travaillaient les champs, ou bien ceux de la noblesse.

Les chevaux de l’élevage moderne polonais descendent en grande partie de ces élevages appartenant aux princes polonais du 19ème siècle. L’un de ces haras les plus importants était celui de Slawuta de la famille Sangusko. Milordka, dont les descendants se trouvent dans le monde entier aujourd’hui, est née en 1816 à Slawuta. Certains de ses plus célèbres poulains sont Witez II (le premier champion de la côte pacifique), les champions multinationaux Gwalior, Aramus, Aquinor, Elkana…
Une autre jument d’importance du haras de Slawuta est Forta, qui produisit 17 champions pur race sur 19 poulains. La lignée femelle de Szweykowksa, une autre jument de Slawuta, a donné des poulains comme Naborr, père du champion américain Aramus, Gai Adventure, et la jument championne nationale d’Angleterre Dornaba. Woloszka, la jument reine du haras de Slawuta, fonda la lignée de juments qui donna par la suite l’étalon champion El Paso et la jument Kajora.
Mais l’une des principales lignées de l’élevage polonais originaire de Slawuta est celle d’Ilderim qui fût acheté en 1900 à Constantinople. Les chevaux les plus notables de cette lignée sont Aquinor, Elkin, Elkana, et le grand champion Penitent.

Un autre haras du 19ème siècle de grande importance était celui du Comte Julius Dzieduszycki, qui partit deux jours en Arabie en 1843 et revint avec trois juments légendaires : Gazella, Mlecha, et Sahara. Les poulains les plus connus issus de ces juments sont Kawalkada, Naganka, et Comet. En 1876, Le Comte Julius Dzieduszycki acheta l’étalon Krzyzyk, duquel descendent Trypolis, Banat, et le sensationnel Kaszmir.

Mention doit être faite du haras de Antoniny appartenant à la famille Potocki, et fondé au 19ème siècle. Le cheval le plus spectaculaire était sans conteste Ibrahim, acheté dans le désert en 1907. Ibrahim mourut durant la révolution Bolchévique en 1917.

Les évènements politiques de la première Guerre Mondiale ont anéanti la plupart des élevages polonais. La Pologne devint indépendante en 1921 et les élevages reprirent au haras de Janow Podlawski. Le haras de Janow a été fondé en 1817 par le Tsar Alexandre I de Russie (alors Roi de Pologne). La première jument de race à arriver au haras fût la belle Koalicja, et en 1920, le haras obtint un nombre important de juments comme Gazella II, Pomponia, et Zulejma. Par la suite, de nombreux chevaux furent importés de France, d’Allemagne, de Hongrie, ainsi que de quelques éleveurs privés polonais.

L’élevage d’arabes prospéra en Pologne pendant l’entre deux guerres, et en 1927, la Société Polonaise des Chevaux Arabes fût formée. La société créa le premier registre national répertoriant les chevaux arabes en Pologne, et décida d’entraîner les chevaux à la course afin de tester leurs capacités d’endurance et leurs aptitudes athlétiques.

En 1931, deux étalons très importants sont arrivés au haras de Gumniska du Prince Roman Sangusko. Le premier était Kuhailan Afas, dont le fils Bad Afas eut Naghanka et Abu Afas. Le deuxième étalon était l’inoubliable Kuhailan Haifi, le fondateur de la lignée la plus prestigieuse au travers de son fils Ofir, né en 1933. La fille d’Ofir, Mammona, arriva en Russie à deux ans en 1939, et elle devint le pilier de base de l’élevage du haras de Tersk avec des poulains tels que Muscat ou Marsianin.

Les américains découvrirent les chevaux polonais dans les années 30 et commencèrent les premières exportations. Le Général Dickinson rapporta deux groupes de chevaux en 1937 et 1938. Il ne reste que quelques chevaux avec le sang des chevaux de Dickinson aujourd’hui.
En 1938, Henry Babson, importa à Chicago un groupe d’arabes polonais incluant l’étalon Sulejman et les juments Kasztelanka et Azja IV.

La seconde Guerre Mondiale a décimé les haras en Pologne et stoppé l’élevage des purs sang arabes. Les russes envahirent la Pologne et s’approprièrent beaucoup de chevaux au haras de Tersk, tout comme les Allemands. Sur les 195 juments de Janow en 1939, pas moins de 143 périrent ou disparurent.
En 1946, 30 juments et 12 poulains, ainsi que l’étalon Witraz, Wielki Szlem, et Amurath Sahib retournèrent en Pologne, mais pas au haras de Janow, trop en ruines. L’élevage reprit donc dans les haras de Nowy Dwor, d’Albigowa (où Bask naquit en 1956), et à Klemensow. En 1951, les derniers furent emmenés au haras de Michalow comme Muzulmanin, Gawra, Babolna, Brda, Arax, Boltonka, Druchna, Czardasz, Branibor, Bulwa, Aloes, Algeria, Algomej, Boltonka, Buszmen…


Après la seconde Guerre Mondiale, la Pologne se retrancha derrière le rideau de fer, et les exportations hors du bloc soviétique stoppèrent jusqu’à ce que l’anglaise Patricia Lindsay arriva en Pologne en 1958. Elle fût fascinée par les chevaux qu’elle trouva, et en importa pour elle-même. Par la suite elle fût l’intermédiaire entre les polonais et les américains pour les ventes de chevaux. L’invasion de purs sang polonais aux Etats-Unis était lancée, et des chevaux comme Aladdinn, Corsair, Szarza, El Mudir, Naganka, Bachantka et Ostroga, Bask, Boltonka, Gwadiana…

L’un des rares avantages des relations étroites avec les russes pour les polonais était l’opportunité d’obtenir des chevaux provenant du haras de Tersk, dont les meilleurs chevaux appartenaient à des lignées polonaises perdues pendant la guerre. En 1958, Pietuszok fût ramené en Pologne, et représentait la lignée de Koheilan Adjuze par son grand père Piolun. Il laissa un héritage significatif à la Pologne car il eut beaucoup de poulains avec les filles de Witraz : Wosk, Wilma, Orzel, Bajram, Potencja, Szamrajowka, Prowierka, Piewica…

Les rapports avec les russes permirent d’apporter une lignée qui fût perdue, celle d’Ibrahim. Son premier représentant en Pologne après la seconde Guerre Mondiale était Naborr, puis il eut beaucoup d’excellents poulains tel que Negatiw en 1962 avant de vendre Naborr. Negatiw mourut en 1973 après avoir été le père de nombreux poulains comme Bandos, Kaseta, Tinian… vingt huit de ses fils devinrent des étalons champions nationaux en Amérique du Nord.

Une autre influence eut de l’importance dans le système d’élevage polonais, c’est celle d’Aswan, élevé en Egypte et offert en cadeau au gouvernement russe. Quatre fils d’Aswan était utilisés dans les haras polonais, comme Magnat, Palas, Penicylina, et Camea. La fille d’Aswan, Parma, importée de Pologne en 1968, a produit plus de champions que n’importe quelle autre jument.

Actuellement, il y a trois haras d’Etat en Pologne, et avec la fin du régime communiste il y eut beaucoup plus de haras privés. Les haras d’Etat étaient Janow Podlawski, Michalow, et Bialka. Chaque année se tient le festival du cheval arabe polonais où se déroule le show national polonais, une course internationale, une vente aux enchères publique, les ventes polonaises de prestige…

L’influence internationale de l’élevage polonais peut se résumer en deux exemples récents. L’étalon américain Monogramm (le petit fils de Bask et le fils de la jument russe Monogramma) fût loué par le gouvernement polonais pendant trois saisons afin d’introduire la branche de Bask, de la lignée de Witraz, dans l’élevage polonais. Sa production a été un fantastique succès aussi bien sur les pistes de courses que dans les shows. En 1997, lors de la vente de prestige polonaise, le champion national polonais de 1996, Batyskaf, fût vendu pour la somme record de 425 000 $ au gouvernement turc afin de retrouver la qualité des arabes d’antan.

Autrefois, la Pologne était un pays conquit et ravagé par les guerres, mais aujourd’hui, le cheval arabe polonais s’est approprié le cœur des éleveurs du Monde entier.

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Lignée Russe



Lignée russe L.A Tamerlan et Sahara d Ecouves - A la fin du 19ème siècle, il y avait un grand nombre d’éleveurs d’arabes en Russie. De plus la Pologne n’était pas un pays indépendant et les éleveurs polonais vivaient sur le sol russe.
Un grand nombre d’importations du haras de Crabbet eurent lieu à cette même époque, et les deux étalons les plus importants de Crabbet, Pharoah et Mesaoud, terminèrent leurs jours en Russie. Pharoah avait été vendu a l’éleveur polonais, Joseph Potocki, qui le revendit trois ans plus tard au haras Impérial Russe. En 1903, Mesaoud fût vendu au haras de Kleniewski où se trouvait la très influente jument Makbula.
Malheureusement, aucun de ces chevaux n’a de descendants, mais les arabes russes d’aujourd’hui suivent les traces de ces ancêtres.

Comme on pouvait s’y attendre, la Révolution Russe et la Seconde Guerre Mondiale ont ravagé les élevages. Il n’y a actuellement plus de chevaux dont le pedigree russe est antérieur à 1917, les registres de l’époque ayant disparus.

L’élevage d’arabes russe ne reprit sérieusement qu’à partir de 1930, lorsque le gouvernement russe envoya une commission en France afin d’acquérir des chevaux. Le groupe de chevaux rapporté de ce voyage était composé de l’étalon Kann et de six juments. Ils furent emmenés au haras de Tersk, un haras déjà très réputé pour ses saillies d’arabes sur des juments locales pour la cavalerie russe. L’arrivée de juments de race arabe changea le objectifs du haras, et en 1944, le gouvernement décréta que Tersk ne servirait plus qu’à l’élevage d’arabes pur race.

Le nom de Kann se retrouve dans la plupart des pedigrees russes d’aujourd’hui. Ses qualités majeures étant sa belle structure d’ensemble, des pattes et des os excellents. Sa lignée a été remarquée pour ses capacités athlétiques, les arabes français étant entraînés pour la course.

L’influence de Kann a été énorme. Son fils et sa fille les plus importants ont été Korej et Krona. Krona a produit Taktika, fondatrice de l’une des principales familles de juments aujourd’hui.
Les juments de l’importation française ont donc laissé leur influence sur le pedigree russe ainsi que dans le monde en général. Le célèbre Salon provient de la jument Carabine rapportée de France. Le fils le plus connu de Salon est Muscat, champion national aux Etats Unis et au Canada, suivit a son tour par son fils Ponomarev champion a son tour en Amérique du Sud.

En 1936, des représentants du gouvernement russe se rendirent en Grande-Bretagne pour ajouter des chevaux au haras de Tersk. Ils visitèrent le haras de Crabbet de Lady Wentworth qui avait alors trop de chevaux en stock, mais elle réussit tout de même à les céder pour de grosses sommes. Les russes ramenèrent six étalons et dix-neuf juments après plusieurs semaines de négociations. Deux de ces étalons furent Ferhan et Shareer qui donnèrent aux russes Platforma, Bai Caballero, Napitok, Rissalma, Priboj, Rytham pour les plus célèbres.

Mais l’étalon le plus célèbre de l’importation de 1936 fût l’incomparable Naseem, le meilleur fils de Skowronek. Il devint père de 87 poulains en Russie, mais seulement 26 d’entre eux furent classés dans les registres du haras, les russes étant les seuls à n’enregistrer que les chevaux jugés dignes de valeur. Naseem se révéla donc être un étalon inestimable mais il était aussi le père d’un étalon qui a eu une influence considérable sur le pur sang arabe dans le Monde : Negatiw.
La mère de Negatiw était Taraszcza, une jument acquise par les russes lors de la confiscation des élevages polonais. Les principaux fils de Negatiw sont Naborr et Salon. Naborr ne fût pas trop utilisé en Russie et n’a donc plus de descendants aujourd’hui là-bas, par contre, lorsqu’il fût vendu aux polonais il participa pleinement aux programmes d’élevages qui produisirent énormément de champions en Amérique du Nord comme Aramus, Dornaba, Gai Adventure. Au total, 47 de ses poulains furent champions nationaux.
Salon au contraire, a été extrèmement utilisé par les russes qui eurent Muscat le plus grand champion russe de tous les temps, Pesenka, Palmira, Moment…Salon fût vendu à l’Allemagne en 1971 et aux Etats-Unis en 1980 avant de mourir quatre ans après. Il eut le temps de donner d’autres champions tels Solstice, Ponomarev, et Karmel.
Losque son fils Naborr partit en Amérique Negatiw fût vendu à la Pologne où il eut le célèbre Bandos.

Les importations suivantes pour la Russie furent le résultat direct de la Seconde Guerre Mondiale. Ironiquement, la Première Guerre Mondiale avait détruit la lignée arabe russe, alors que la Seconde Guerre améliora la lignée. Le haras de Janow Podlawski en Pologne fût évacué lorsque les nazis envahirent la Pologne. 80 étalons, juments et poulains marchèrent sur plus de 1000 km en direction du haras de Tersk. Il y avait dans ce groupe quatre étalons qui ont eu de bons descendants dans l’élevage russe : Skrzyp, Taki Pan, Ofir, et Piolun.

En 1958, deux étalons célèbres arrivèrent en Russie : Nil, un cheval égyptien qui eut 16 poulains - Naslednik, Naina, Nankin, Panel - mais qui mourut à 9 ans, et Arax, qui venait de Pologne et qui eut Magnolia et Nabeg, l’un des étalons chef du programme d’élevage russe durant les années 80. Nabeg fût le père de Nariadni, Pesniar, Menes - dont le fils Balaton se trouve à Tersk - et Poznan.

En 1963, l’étalon Aswan fût importé d’Egypte et il a inclut dans la lignée russe plus de classicisme arabe au niveau de la tête, de la croupe, et de la queue. Aswan est le père de Nazeer qui fût l’un des pur sang arabes les plus influents élevé en Egypte. Aswan a été utilisé durant 18 ans avant de mourir en 1984. Il donna des grands champions comme Marsianin, Palas, Padron puis Padron Psyche.

Les russes ont toujours été désireux d’ajouter d’autres lignées pour améliorer la leur. En 1972, les russes louèrent les services d’Elfur, un frère du grand champion El Paso, en plus de la lignée d’Ofir, doté d’une structure correcte et athlétique. En 1985, les russes louèrent l’étalon espagnol Esplendor, tout comme l’étalon Gwizd, fils de Probat de la lignée de Comet.

Les russes ont toujours pratiqué des sélections rigoureuses tout en faisant ressortir les capacités athlétiques de leurs chevaux. Les chevaux sont testés sur les champs de courses puis dans l ‘anneau d’exposition. La « All Union Exhibition » de Moscou est l’une des plus importantes compétitions du pays, et un Certificat du Premier Degré est l’équivalent du titre de meilleur étalon du Championnat Américain. Lors de cette compétition, les pur sang arabes russes de différents élevages s’affrontent, et le gagnant devient le « All Union Champion », comme l’ont été Negatiw, Pomeranets, Ptashka, Taktika, Knippel, et Neposeda.

L’histoire complète de l’infuence russe sur l’élevage arabe américain ne peut être traitée en un seul article, mais un petit résumé peut donner une idée de cette influence : en 1960, les premiers chevaux russes vinrent aux Etats-Unis mais ne furent pas notés dans les registres du fait de la Guerre Froide. Les juments Napaika, de Pomeranets et mère du champion Nomenklature, et Palmira d’Arax ne furent enregistrées que bien plus tard. En 1965, la jument Sportsmenka, de Pomeranets, fût offerte en cadeau par les russes aux Etats-Unis. Elle est la grand mère du champion 1997 américain Sttature. L’importation en 1963 de Naborr a été rendue possible grâce à son propriétaire polonais, puis en 1976, un éleveur américain eut la chance d’importer un groupe de chevaux dont Muscat, Nariadni, ainsi que plusieurs juments d’excellence. Cela inspira d’autres importations de Russie, et d’autres pays où l’on élevait des arabes russes comme l’Angleterre, la Hollande, ou bien l’Allemagne.

Fraîchement arrivés, les étalons arabes russes ont été enregistrés dans les registres américains et bousculent totalement la scène des compétitions. En 1980, Muscat devint le premier étalon à remporter la triple couronne avec le championnat de Scottsdale, le Championnat américain et canadien. L’année suivante, Marsianin devient le champion américain, et en 1982, le demi-russe Padron remporta ce titre également. En 1998, la fille de Muscat Amber Satin a été désignée championne nationale des juments.
Ainsi les arabes importés de Russie ou ayant un parent russe, ont gagné dans toutes les disciplines, montrant ainsi leur importance et leurs qualités.

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Lignées

Alors il existe cinq lignée de pur sang arabe environ celle que je connais
Pur sang arabe lignée égyptienne
Pur sang arabe lignée espagnole
Pur sang arabe lignée russe
Pur sang arabe lignée polonais
Pur sang arabe lignée crabbet

pour l'histoire de toute ces lignées le site en allemand est www.araber-online.ch
pour le français www.agoca.com aussi sous les lignées